« 150 000 personnes âgées sont menacées d’être moins bien traitées dès ce début 2008, car les budgets des maisons de retraite dans lesquellles elles résident vont être autoritairement diminués. » L’AD-PA, représentant les directeurs des maisons de retraites, ne s’embarrasse pas pour dénoncer crûment les conséquences que peut entraîner le gel des crédits d’un certain nombre de maisons de retraite. C’est sur la corde raide qu’elles démarrent l’année 2008. D’où un cri de colère lancé par plusieurs associations du secteur.
Depuis l’automne, elles ne cessent d’alerter l’opinion sur le risque de « sanctions tarifaires » pour les établissements qui n’auront pas rempli l’obligation de signer une convention tripartite avec l’État et le département avant fin 2007. Sur 7 000 maisons de retraite concernées, 300 n’ont pas obtenu leur conventionnement parce qu’elles n’étaient pas aux normes, mais 1 700 n’ont pas signé, sans que ce soit « de leur seule responsabilité », selon ces organisations, dont l’UNIOPSS (secteur sociosanitaire), la Fédération hospitalière de France (FHF) et l’AD-PA.
Instauré par une réforme de 2001, le conventionnement engage les résidences pour personnes âgées dans un nouveau système de tarification autour de trois pôles (soins, dépendance et hébergement), ainsi que dans une démarche de qualité et de respect des normes. Pour Laurent Pedeloborde, il est hors de question d’augmenter le prix de la journée payé par les personnes âgées et leurs familles. La retraite moyenne est de 1 000 euros par mois et une place en établissement « coûte » déjà en moyenne 1 700 euros.
Source: www.humanite.fr