Qu'est-ce qu'une maison de retraites ?

Les services qui y sont proposés varient :

-         en fonction du type de personnes hébergées,

-         par rapport au standing de l’établissement,

-         suivant les soins prodigués par le médecin traitant en regard des besoins des résidents.

Le placement en maison de retraites est une solution alternative au maintien à domicile, surtout si les personnes âgées présentent une invalidité physique ou mentale qualifiée de lourde. Or, face à une demande croissante et à la rareté des places disponibles, il faut évaluer au préalable le degré de dépendance avec la grille AGGIR, avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Qu’est-ce que la grille AGGIR ?

La grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie Groupe Iso-Ressources) a été élaborée par des médecins de la sécurité sociale, de la Société Française de Gérontologie et par des informaticiens. La grille est adoptée sur le plan national, permettant d’évaluer le degré de dépendance de la personne âgée. En fait, elle s’est imposée comme l’outil de référence pour évaluer la perte d'autonomie. On l’utilise dans le cadre de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), attribuée sous certaines conditions aux personnes hébergées dans une maison de retraites.

Les 6 niveaux de dépendance de la grille AGGIR

Les six GIR ou Groupe Iso-Ressources figurant dans la grille AGGIR définissent le degré d’autonomie d’une personne :

-         GIR 1 : correspond aux personnes confinées au lit (celles en fin de vie, notamment), dont les fonctions mentales sont fortement altérées. Elles nécessitent une présence indispensable et continue d'intervenants extérieurs.

-         GIR 2, regroupant deux catégories de personnes, dont celles qui sont confinées au lit et dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées, mais qui nécessitent une prise en charge permanente et celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités à se déplacer.

-         GIR 3 : personnes âgées ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie motrice, mais qui nécessitent quotidiennement des aides pour leurs soins corporels.

-         GIR 4 : comprenant une catégorie de personnes ne pouvant pas assumer seules leur transfert, mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur de leur domicile et une autre catégorie n’ayant pas de problèmes moteurs, mais qui doivent être aidées pour les soins corporels et les repas.

-         GIR 5 : incluant les personnes âgées qui peuvent se déplacer seules à l’intérieur du logement, pouvant s’habiller seules, mais ont besoin d’aide pour la toilette, la préparation de leur repas et le ménage.

-         GIR 6 : regroupant les personnes n’ayant pas perdu leur autonomie, mais qui subissent les actes discriminants de la vie courante.

Quel est le rapport entre la grille AGGIR et la maison de retraites ?

Il y a bel et bien un rapport entre la grille AGGIR et la maison de retraites. Compte tenu du coût élevé de ce mode d’hébergement, il y a lieu d’évaluer le degré de dépendance, afin de pouvoir prendre les mesures nécessaires, entre autres :

-         conscientiser la personne âgée et à son entourage des difficultés causées par sa perte d’autonomie et d’évaluer de manière objective le type de maison de retraites à choisir ;

-         évaluer le degré de dépendance, pour pouvoir décider des solutions à mettre en place afin de combler le manque d’autonomie (aides familiales, professionnelles ou institutionnalisation) ;

-         selon le degré de dépendance exprimé par la grille AGGIR, les personnes entrant dans les 3 premiers GIR bénéficient de l’Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA).

Pour l’organisme Cap Retraite, une personne est dite dépendante quand elle ne peut plus se laver, s’habiller, s’alimenter ou se déplacer toute seule, sans l’aide d’un tiers, dans la vie courante. De son degré de GIR dépend le choix d’une maison de retraites où la placer, et où elle recevra les meilleurs soins.

© hiberner.com :: Oubliette ::